LA COLÈRE / LES COLÈRES

LA COLÈRE / LES COLÈRES

stock-photo-19587552-enfants-kid-screaming-expression-sur-blancUn enfant sage, ça n’existe pas !

Réveillons-nous !

Leur cerveau immature ne leur permet pas de comprendre qu’il faut obéir parce que l’adulte a raison.

Les enfants sages sont soumis au dictat de leurs parents, à la peur qu’ils ressentent s’ils osent se mettre en colère, au déni de leurs propres sentiments, de leur être tout entier. Un enfant TROP sage est un enfant en souffrance. Et un enfant qui saute des étapes importantes de sa construction personnelle.

Un enfant aimé et se sentant en sécurité (matérielle et affective) se mettra régulièrement en colère.

Pourquoi ?

Car son cerveau immature ne lui laisse pas le choix. Il accueille quotidiennement des sentiments qu’il ne sait pas encore gérer. Parfois des tempêtes émotionnelles que l’on veut absolument stopper, à tort.

La colère, c’est comme la fièvre !

Un exemple simple et parlant : au magasin, l’enfant veut absolument les sucettes chimiques qu’il voit en tête de gondole, des sucettes que mamie lui a donné samedi dernier. Pour vous c’est non, hors de question. Pensez vous qu’il va simplement dire à trois ans : « Aaaaah pas grave maman ! On trouvera des fruits frais bien meilleur pour ma santé, je sais que c’est pour moi que tu as dis non, je t’aime ! ». Non. Il doit faire le deuil du paquet de sucette qui lui donne tant envie, et apprendre à gérer la frustration. Pour se faire, un mécanisme naturel : la colère !

Puis, s’il apprend à la gérer, à sept ans ça sera plutôt un « Rohhh, tu dis toujours non d’abord ! ». C’est toujours de la colère, mais l’enfant évolue car il a le droit de s’exprimer.

La colère c’est comme la fièvre. Ça peut être une amie très serviable.

La fièvre est là pour combattre ce qui attaque le corps. La colère est la pour combattre ce qui attaque l’esprit.

Si vous accompagnez votre enfant, si vous l’aidez à réguler ses colères, elles seront de moins en moins fréquentes, de moins en moins grandes, de moins en moins fortes en intensité.

L’enfant apprend les premières années de sa vie à gérer ses sentiments pour devenir adulte et indépendant, apte à vivre en société, avec ses paires. Mais en attendant les colères sont là pour l’aider à communiquer, à franchir des dilemmes trop complexes pour son cerveau immature.

La « cocotte minute » doit laisser s’échapper la vapeur, et ce régulièrement, comme pour nous. Imaginez vous lorsque vous êtes à bout et que vous commencez à crier dans la cuisine, imaginez votre femme ou votre mari se ruer sur vous en vous menaçant de vous taper, de vous punir, de vous priver si vous n’arrêtez pas ça de suite ? Quelle sentiment de peur, de frustration, de colère plus grande encore, de haine allez vous développer ? Imaginez maintenant que votre conjoint se place prêt de vous, les yeux froncés (attentifs), prenant votre mal en compte et vous écoutant. La colère peut alors disparaître et le dialogue s’enclencher (avec des outils permettant le non-jugement, la non-vexation, l’accueil et l’acceptation des sentiments, etc …).

Tant que la colère n’est pas violente, c’est à dire que l’enfant n’est ni dangereux pour lui, ni pour les autres, ni pour un bien, il doit pouvoir avoir la sécurité de l’exprimer. Cela ne veut pas dire que l’on doit accepter des comportements inacceptables (j’anticipe quant à vos potentielles conclusions !), mais la colère est comme une matière à façonner, qu’il ne faut pas étouffer mais plutôt travailler avec l’enfant.

Nous sommes comme le garde-fou des actes de nos enfants mais ils sont libres de leurs pensées.

Ils sont là, fragiles, dépendants, et nous devons avoir la sagesse de les guider, avec le recul nécessaire pour ne pas être cloîtrés dans une spirale infernale du « il me cherche »« il est impossible », « je ne le supporte plus » lorsqu’une colère se déclenche. C’est une amana et nous devons en faire des êtres équilibrés, forts et indépendants, respectueux des règles de vie et aptes à réfléchir et à raisonner.

EXTRAIT DE LA CONFÉRENCE  » LA COLÈRE DES ENFANTS  » DE BRIGITTE ORIOL

2 réflexions au sujet de « LA COLÈRE / LES COLÈRES »

    • Bonjour,
      Merci pour votre commentaire et au plaisir de vous rencontrer lors d’une de nos actions.
      Cordialement.

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